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Bruant nain | Emberiza pusilla
Dwerggors | Little Bunting | Escribano pigmeo | Zwergammer | גיבתון גמדי
Le plus petit bruant de la région, plus petit que le bruant des roseaux et, de près, nettement marqué sur la tête : une bande médiane rousse sur la calotte entre deux bandes noires, une joue châtain et un cercle oculaire crème. Il niche en Laponie et apparaît en octobre, immobile dans un champ côtier envahi d'adventices.
Voix
Le cri est le critère principal : un tik court, dur et sec, évoquant deux cailloux entrechoqués — plus sec et plus court que tout cri du bruant des roseaux, et sans sa finale descendante plaintive. Le chant, rarement entendu en Europe occidentale, est une phrase brève et claire d'une ou deux secondes, plus proche du rougegorge familier que d'un bruant ; en Laponie, le mâle chante de fin juin à mi-juillet depuis la cime d'un bouleau ou d'un petit pin.
Enregistrement: Jochem Verweij — CC BY-SA 4.0 · xeno-canto
Identification
Petit bruant compact à queue assez courte et rectrices externes blanches. La tête porte les critères : une bande médiane rousse sur la calotte entre deux bandes noires, une tache auriculaire châtain bordée de noir en arrière et en dessous, un étroit cercle oculaire crème et une tache pâle juste devant l'œil. Les parties inférieures sont blanches avec des stries noires nettes sur la poitrine et les flancs, les pattes sont rose chair et la mandibule supérieure est nettement droite plutôt que courbe. Mâle et femelle se ressemblent beaucoup, et les oiseaux de premier automne ont déjà la face châtain.
Espèces prêtant à confusion
En automne, la principale confusion est le bruant des roseaux : plus grand, à queue plus longue, avec une moustache sombre sous une bande sous-moustachiale pâle là où le bruant nain a une joue châtain unie, pas de cercle oculaire crème et une mandibule supérieure nettement courbe. Le bruant jaune juvénile se distingue par son croupion châtain et un peu de jaune sur le ventre ou les sous-caudales. Le bruant rustique partage les parties inférieures blanches finement striées, mais il est plus grand, redresse les plumes de la calotte en huppe et montre une tache blanche en arrière des couvertures auriculaires. En pratique, l'oiseau est entendu avant d'être vu.
Habitat
En période de nidification, fourrés humides de bouleaux et de saules à la transition entre taïga et toundra, bordures de tourbières et clairières marécageuses des forêts de conifères nordiques, toujours avec une strate herbacée dense et des zones humides ouvertes. En migration, il fréquente la végétation basse : prés salés, bordures de champs envahies d'adventices et champs de pommes de terre, jardins familiaux derrière la digue et lisières des fourrés dunaires, où il se déplace au sol et n'est généralement remarqué qu'à l'envol.
Là où l'oiseau se trouve le plus souvent, selon la classification EUNIS — la norme européenne pour les habitats.
Répartition et migrations
Dans la zone couverte par ce guide, le bruant nain ne niche que dans l'extrême nord de la Fennoscandie, de la Laponie au Varanger, en effectifs variables d'une année à l'autre. Toute la population hiverne en Asie du Sud-Est ; les oiseaux observés en Europe occidentale sont donc des migrateurs d'automne égarés. Dans la péninsule Ibérique, l'espèce est rare : la plupart des données proviennent de la côte cantabrique, de Galice et du delta de l'Èbre, presque toujours entre octobre et décembre. Quelques individus hivernent, généralement dans une roselière ou à une mangeoire.
- Nicheur (été)
- Hiver
- Passage
- foncé = aire principale, clair = présence dispersée
Comment et quand observer
Cette espèce se repère au cri. Postez-vous sur un site d'observation côtier au lever du jour en octobre et apprenez ce tik sec ; une fois mémorisé, il se distingue dans un groupe de pipits farlouses. Lorsque l'oiseau se pose, regardez la joue : une tache châtain unie bordée de sombre indique le bruant nain, et le cercle oculaire crème est visible à dix mètres. Pour observer l'espèce plus longuement, rendez-vous en Laponie fin juin et suivez le chant dans la tourbière à bouleaux.
Statut de conservation
Non menacé à l'échelle mondiale (UICN : Préoccupation mineure) : l'aire de nidification s'étend de la Fennoscandie au Pacifique et la population mondiale est importante. Les effectifs européens sont faibles et fluctuants, sans déclin net. L'augmentation constante des données en Europe occidentale depuis les années 1970 reflète davantage le nombre d'observateurs et la connaissance du cri que l'évolution de l'espèce. Comme les autres bruants de la voie de migration asiatique, il est capturé aux filets japonais en migration, sans que cela se traduise encore par une baisse des effectifs pour cette espèce.
Nom scientifique
Emberiza pusilla | Pallas, 1776
Pallas a décrit l'espèce en 1776 et l'a placée d'emblée dans le genre où elle se trouve toujours. Le genre Emberiza a été créé en 1758 par Linnaeus. Emberiza vient de l'ancien allemand Embritz, un nom de bruant. pusilla est un mot latin signifiant « très petit ». Le spécimen sur lequel repose la description originale provenait de les monts de Daourie, Sibérie.




